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Changer un fond de carte

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Vous êtes au bord de la coupe, la carte ouverte. Sur le fond topographique, vous suivez le chemin, le ruisseau, la courbe de niveau — mais vous ne voyez pas où s’arrête le taillis. Vous basculez en photo aérienne : le peuplement saute aux yeux, et le chemin disparaît sous les branches. Le propriétaire vous demande alors si la limite passe bien au pied du talus, et il vous faut le cadastre. Trois questions, trois images du même terrain.

C’est tout le sujet de ce guide. Vos tracés, eux, ne bougent pas : ils flottent au-dessus du fond, quel qu’il soit. Vous changez l’image de dessous, jamais votre travail.

Trois gestes différents se cachent là-dedans, et on les confond souvent parce qu’ils vivent derrière la même icône de calques. Changer le fond, c’est remplacer l’image du dessous. Poser un calque, c’est en ajouter une seconde par transparence — le cadastre sur la photo, par exemple. Superposer une autre carte Sylvie, c’est encore autre chose : ce ne sont plus des tuiles, ce sont les tracés d’un collègue ou d’un chantier voisin qui viennent s’afficher chez vous, en lecture seule.

Un quatrième bouton se tient juste à côté du troisième, il s’appelle Fusionner, et il ne relève pas de l’affichage du tout. On finira par lui, pour que personne ne clique dessus par erreur.

Ce qu’on va voir

Changer le fond

Le fond, c’est l’unique image posée sous vos tracés. Il n’y en a qu’un à la fois : en choisir un remplace le précédent, il n’y a rien à décocher.

La plupart des fonds viennent de l’IGN, et deux d’entre eux portent le vocabulaire du topographe : Carte IGN et Topo IGN. Le premier est le fond par défaut, celui sur lequel vous atterrissez toujours. Les autres répondent à des besoins précis — Aérienne IGN pour voir le peuplement, Cadastre seul pour les limites de propriété, Carte des pentes pour savoir ce qui est débardable, BD Forêt v2 (IGN) pour la nature du peuplement telle que l’inventaire national la décrit.

Une chose à savoir avant de chercher où l’on règle ça pour de bon : le fond n’est pas mémorisé. Ce n’est pas un réglage de la carte, c’est un réglage du regard. Vous fermez la carte, vous la rouvrez, et vous repartez de Carte IGN. Vos collaborateurs, eux, n’en voient rien : chacun règle son affichage chez lui.

Poser un calque IGN par-dessus

Voilà le geste qui manque à la plupart des gens, et c’est dommage, parce que c’est souvent celui qu’ils cherchaient. Un calque n’est pas un fond : c’est une seconde couche, semi-transparente, qui se pose sur le fond actif sans le remplacer. Le cadastre sur la photo aérienne, c’est un calque. La BD Forêt sur la carte topographique, c’est un calque. On peut en activer plusieurs à la fois, et le fond continue de se voir dessous.

La différence tient en un mot : un fond se choisit — un seul —, un calque se coche — autant qu’on veut.

Tout se passe dans la même feuille que le fond, plus bas.

Une chose qui ne se devine pas, et qui vaut le détour : deux de ces calques répondent au doigt. BD Forêt v2 (détail) et Zones OLD (détail) sont dessinés en vectoriel, pas en image ; toucher un polygone ouvre sa fiche. La BD Forêt y donne le type de formation et l’essence, l’OLD la nature de l’obligation, son millésime, la date de l’arrêté et un lien vers celui-ci — ce qui transforme une couleur sur la carte en pièce à joindre au dossier du propriétaire. Le libellé du lien change selon la plateforme : un bouton en toutes lettres, Consulter l’arrêté préfectoral, sur iPhone et sur Android ; sur le web, une ligne Arrêté préfectoral dont la valeur cliquable ne dit qu’un mot, Consulter. Un fond raster, lui, ne dit rien au tap.

Attention au périmètre, il est inégal : sur le web et sur Android, cette fiche s’ouvre dans la carte ; sur iPhone, elle n’existe que sur la carte d’accueil, pas à l’intérieur d’une carte ouverte.

Superposer une autre carte Sylvie

Changement complet de nature. Jusqu’ici on empilait des images de l’IGN ; ici on empile une de vos cartes sur une autre. Les tracés de la carte du dessous viennent s’afficher sur celle que vous avez ouverte — points, chemins, surfaces —, en plus pâle, et en lecture seule. Rien n’est copié, rien n’est modifié : c’est une transparence, pas une fusion.

Le besoin arrive vite. La coupe de l’an dernier sous celle de cette année. La parcelle voisine, relevée par un collègue et partagée avec vous, pour vérifier que vos deux limites se rejoignent. L’inventaire du massif entier sous le chantier du jour, pour se resituer.

Trois choses à savoir avant de vous lancer, parce qu’elles évitent trois malentendus :

  • C’est local, et à vous seul. La superposition est enregistrée sur votre appareil, pour cette carte-là. Elle n’est pas synchronisée, vos collaborateurs n’en voient rien et ne sont pas prévenus. Ouvrez la même carte sur un autre téléphone, il n’y aura pas de superposition.
  • C’est en lecture seule, même sur vos propres cartes. Pour corriger un tracé superposé, il faut fermer et rouvrir la carte à laquelle il appartient.
  • La carte hôte n’est jamais dans la liste : on ne se superpose pas à soi-même. Les cartes en corbeille non plus.

Fusionner plutôt que superposer

Il faut en parler ici, parce que c’est dans le même écran, et parce que le bouton est juste à côté. Mais que ce soit clair : fusionner n’est pas un affichage. Superposer montre les tracés d’une autre carte à travers une vitre ; fusionner les recopie dans la vôtre. Après quoi ils sont à vous, modifiables, exportables — et ils y restent.

Cela n’existe que sur le web.

Le bon réflexe : superposez d’abord, regardez, et ne fusionnez que si vous voulez vraiment que ces tracés fassent partie de votre carte. La superposition se défait d’un clic ; la fusion, elle, se défait tracé par tracé.

Ce que ça change quand on exporte

Un dernier mot, parce que la question tombe en général juste après. Le fond et les calques ne sont pas qu’une affaire de confort à l’écran : les exports en image reprennent la carte telle qu’elle est affichée. L’aide de l’iPhone le formule pour le format le plus utilisé, le GeoPDF : PDF géoréférencé incluant le fond de carte et vos tracés.

Autrement dit, le choix de fond est aussi une décision de livrable. Un plan de coupe pour le bûcheron se lit mieux sur Carte IGN ; une estimation de peuplement pour l’acheteur parle davantage sur Aérienne IGN ; une discussion de limite avec le voisin veut le Cadastre. Réglez l’affichage avant d’exporter, pas après. Le détail des formats et des gestes est dans Exporter un livrable.

Cartographiez. Partagez. Gérez.

Sylvie Forêt est gratuite pendant la bêta. Disponible sur iPhone, Android et sur ordinateur. Commencez en 30 secondes.

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