La carte est prête. Maintenant, il faut la faire circuler. Le bûcheron doit savoir où s’arrête la coupe et vous répondre depuis le chantier. L’acheteur veut regarder le peuplement avant de monter, et il n’installera aucune application pour ça. Le voisin, sur le layon, tend son téléphone : « envoie-moi ça ». Et le propriétaire, lui, attend qu’on lui remette son plan, une bonne fois, pour qu’il en fasse ce qu’il veut.
Quatre demandes, quatre gestes différents — et ils ne s’échangent pas. Certains ouvrent votre carte à quelqu’un ; un autre en fabrique une seconde, ailleurs, que vous ne reverrez plus. Le premier travail, avant d’ouvrir le moindre écran, c’est de savoir lequel vous voulez.
Toutes les façons de partager, d’un coup d’œil
1. Inviter quelqu’un par téléphone — pour ceux qui travaillent avec vous : le bûcheron, l’associé, le stagiaire. Ils ouvrent votre carte, pas une copie ; vous choisissez ce qu’ils ont le droit d’y faire — consulter, commenter, modifier — et vous pouvez le changer ou le retirer à tout moment. iPhone, Android et web.
2. Le lien public, consultable sans compte — pour ceux qui ne sont pas de la maison : l’acheteur, l’expert, le propriétaire pressé. Une adresse web, on l’ouvre, on regarde, on télécharge le fichier qu’on veut. Aucun compte, aucune application. Personne n’écrit sur la carte. Vous coupez le lien quand vous voulez. L’écran pour le fabriquer et le couper est sur le web ; depuis le téléphone, ce lien-là part tout seul dans le SMS envoyé à un numéro qui n’a pas encore de compte Sylvie.
3. Le lien, le QR code et le code d’accès — pour la personne qui est devant vous, ou pour le document qu’on affiche : elle scanne, ou elle saisit un code court, et elle vient chercher l’accès elle-même. Deux modes au choix : soit elle repart avec sa propre copie, soit elle vous adresse une demande que vous validez en fixant son niveau. C’est ce geste-là qui produit un lien ou un QR code depuis l’iPhone et depuis Android ; sur le web, il donne le lien et le code, sans image à scanner.
4. Transmettre une copie — pour se dessaisir : l’expert qui remet son travail, le gestionnaire qui passe la main. Le destinataire reçoit une carte à lui, dont il devient propriétaire. Vous ne la revoyez pas, vous ne la reprenez pas. Votre carte d’origine, elle, ne bouge pas d’un mètre. iPhone, Android et web.
Deux entrées de ce sommaire se ressemblent et ne sont pas la même chose : le lien public (n° 2) mène à une page de consultation ouverte à tous, à l’adresse app.sylvie-foret.com/partage/… ; le lien d’accès (n° 3) mène à une page qui demande à la personne de se connecter à Sylvie pour récupérer une copie ou déposer une demande, à l’adresse app.sylvie-foret.com/acces/…. Deux adresses, deux usages. Ne les confondez pas.
C’est le geste du chantier à plusieurs. La personne invitée n’a pas une copie : elle a votre carte. Ce qu’elle écrit, vous le voyez ; ce que vous corrigez, elle le voit. Rien n’est figé, tout se reprend — vous relevez son droit, vous l’abaissez, vous le révoquez, et la carte revient à vous seul.
L’invitation part toujours sur un numéro de téléphone, jamais sur une adresse e-mail : c’est au numéro que Sylvie reconnaît les gens. Trois degrés d’accès existent partout — consulter, commenter, modifier — mais chaque plateforme les nomme à sa façon, et les libellés exacts sont dans les encarts ci-dessous.
Si le numéro n’a pas encore de compte Sylvie, l’invitation ne se perd pas : elle attend l’inscription, et les applications proposent en plus d’envoyer un SMS.
Une fois l’invitation acceptée, la personne travaille dans votre carte et un bandeau lui rappelle sa place. Sur le web, en lecture : Cette carte vous a ete partagee en lecture seule. Seul le proprietaire peut la modifier ; les mises a jour apparaitront ici automatiquement. — et l’équivalent pour le commentaire et pour l’édition.
2. Le lien public, consultable sans compte
C’est le geste le plus simple à donner et le plus limité à recevoir. Une adresse web, rien à installer, rien à créer. La personne ouvre la page, regarde la carte, en tire le fichier qu’il lui faut. Elle ne peut ni écrire, ni commenter, ni modifier : la page est en lecture, et elle le restera. Vous la coupez quand vous voulez, et l’adresse ne répond plus.
C’est le lien qu’on donne à quelqu’un dont on ne sait pas s’il installera un jour l’application — l’acheteur de passage, l’expert, le notaire, le propriétaire qui veut juste voir.
3. Le lien, le QR code et le code d’accès
Les deux gestes précédents partent de vous : vous poussez un accès vers quelqu’un. Celui-ci fait l’inverse. Vous fabriquez un lien — et, sur l’iPhone comme sur Android, un QR code — que la personne ouvre ou scanne pour venir se servir. Il existe aussi sous forme d’un code court, du genre ABCD-2345, qu’on dicte au téléphone ou qu’on écrit sur un document.
C’est le geste de terrain : deux téléphones l’un en face de l’autre, un scan, c’est fait. C’est aussi celui qui tient sur un papier — un code imprimé au bas d’un plan de gestion, et chacun vient chercher sa carte.
Deux modes, à choisir avant de générer, parce qu’ils ne donnent pas la même chose :
Copie personnelle — la personne repart aussitôt avec sa propre copie, dont elle devient propriétaire. Rien à valider de votre part, aucun droit à régler. Vous gardez la vôtre de votre côté, et vous n’avez pas accès à la sienne.
Partage collaboratif — la personne ne prend rien. Elle vous adresse une demande, que vous acceptez ou refusez, en choisissant son niveau d’accès.
Dans les deux cas, le lien produit est de la forme app.sylvie-foret.com/acces/… — l’adresse d’un accès à réclamer, pas d’une page de consultation.
4. Transmettre une copie
Rien à voir avec les trois autres. Ici, vous ne donnez pas un droit sur votre carte : vous en fabriquez une seconde, chez quelqu’un d’autre. Le destinataire en devient propriétaire à part entière. Il la modifie, l’annote, la repartage sans vous demander votre avis — et vous, vous n’y avez plus accès. Il n’y a pas de bouton pour revenir en arrière.
En échange, votre carte d’origine ne change pas d’un iota. C’est le point qu’on confond le plus souvent : ce que vous perdez, c’est le contrôle de la copie envoyée, pas votre carte. Les trois plateformes écrivent d’ailleurs la même phrase avant de valider — Votre carte originale reste inchangée.
C’est le geste à retenir pour se dessaisir : l’expert qui remet son travail au propriétaire, le gestionnaire qui passe la main à son successeur.
Côté destinataire, la carte arrive avec un bandeau Copie reçue qui lève toute ambiguïté : Cette copie vous appartient désormais. Vous pouvez la modifier, l’annoter et la partager comme vous le souhaitez. Un J’ai compris le referme.
Un dernier cas, si vous transmettez une carte qu’on vous a partagée en édition : Sylvie prévient que Le propriétaire d’origine ne verra pas cette transmission.
De l’autre côté : rejoindre, accepter
Ce qu’on vous partage n’atterrit pas dans vos cartes : cela a son propre rayon. Et si l’on vous a donné un code ou un QR code, c’est à vous d’aller le présenter.
Voir qui a accès à quoi
Au fil des chantiers, les accès s’accumulent et l’on finit par ne plus savoir qui voit quoi. Il existe partout un écran qui les rassemble, toutes cartes confondues — il ne s’appelle pas pareil sur le téléphone et sur le web.
Un fichier, plutôt qu’un accès
Si ce qu’on attend de vous n’est pas un accès mais un livrable — un PDF pour le dossier, un Shapefile pour QGIS, un tableau pour le tableur —, ce n’est pas le partage qu’il vous faut, c’est l’export : Exporter un livrable.